Arrêt de la Cour d’Appel sur le cas Bah Oury : Comment réagit le parti de Cellou ?

UFDG
Cellou Dalein Diallo, leader de l'UFDG entouré de ses vice-présidents Aliou Condé (D) Fodé Oussou Fofana (G)
Cellou Dalein Diallo, leader de l'UFDG entouré de ses vice-présidents Aliou Condé (D) Fodé Oussou Fofana (G)

CONAKRY-Comment a réagi le parti de Cellou Dalein Dialo suite à l’arrêt rendu ce mardi 25 juin 2019 par la Cour d’Appel de Conakry annulant l’exclusion de Bah Oury  au sein de l’UFDG ? Alors que Bah Oury « savoure » sa victoire, l’union des forces démocratiques de Guinée dit ne pas être surpris par la décision de cette juridiction. Aliou Condé, vice-président en charge des affaires politiques du parti qui a été interrogé par Africaguinee.com, a averti que la procédure n’est pas achevée et que nul ne peut obliger quelqu’un qui veut divorcer à rester dans les liens du mariage avec son conjoint.

« Dans le cadre du combat d’aujourd’hui, cette décision est sans surprise pour nous. On voit mal comment la justice peut prendre une décision qui va être favorable à l’UFDG quelque soit celui qui va être opposé au parti. Ça ne nous surprend guère, mais comme on le dit, la procédure n’est pas achevée, elle va continuer son cours. On suivra l’étape suivante », a déclaré Aliou Condé, proche collaborateur de Cellou Dalein Diallo, président du parti UFDG.

“Le droit a été dit et c'est une victoire de l’UFDG », a savouré Bah Oury peu après l’annonce de arrêt de la Cour d’appel, appelant au rassemblement. Qualifiant cette décision de « forcing », Aliou Condé prévient qu’on ne peut pas obliger quelqu’un qui veut divorcer dans un couple à rester dans les liens du mariage.

« Quand un couple ne s’entend pas et qu’il y a un qui veut divorcer, pouvez-vous l’obliger à rester dans les liens du mariage ? On ne peut pas l’obliger. Dans la conception d’un parti politique, c’est une association de gens qui ont la même vision qui se mettent ensemble. Mais si vous n’avez pas la même vision, vous vous séparez. La justice ne peut pas obligée quelqu’un. Mais ici la justice  fait du forcing.  Avant c’était  l’UFD originelle, mais ils se sont séparés, ensuite il y a eu l’UFDG parce qu’ils ne sont plus entendus, chacun est parti. Vous ne pouvez pas vivre ensemble quand vous ne regardez pas dans la même direction. Si cela n’existe pas, vous ne pouvez plus avoir des projets communs », a expliqué Aliou Condé le secrétaire général de l’UFDG.

Avant l’arrêt de la Cour d’Appel, Bah Oury a affiché une ouverture, déclarant être prêt à s’assoir autour de la table avec Cellou Dalein Diallo pour envisager des voies et moyens de sortie de crise pour que l’institution UFDG avance vers le rassemblement. « Qu’est-ce qui donne la garantie qu’il n’y aura pas récidive ? », s’interroge Aliou Condé soutenant que le problème est ailleurs.

« A partir du moment où vous n’avez plus les mêmes visions, ce n’est pas possible. Nous sommes restés constants, nous n’avons pas adhéré à la politique actuelle du gouvernement, mais lui il est parti. Au moment où prenions des dispositions, on déstabilisait nos structures à la base », rappelle ce proche de Cellou Dalein Diallo.

A suivre…

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

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Créé le Mardi 25 juin 2019 à 22:05