Mea-culpa de Cellou Dalein : Quand Damaro tacle le leader de l’UFDG…

Référendum Constitutionnel
Damaro Camara
Damaro Camara

CONAKRY-La récente sortie de Cellou Dalein Diallo dans la presse internationale sur son rôle dans le référendum de 2001 qui a permis à Lansana Conté de mourir au pouvoir n’est pas restée inaperçue. L’opposant est-il rattrapé aujourd’hui  par son passé ? Beaucoup le pensent. Mais ceci devrait-il pour autant justifier que Alpha Condé change la constitution pour se maintenir au pouvoir ? Cette logique ne tient pas la route, rétorquent ses détracteurs, qui avertissent que l’actuel texte que le Chef de l’Etat veut retoquer verrouille le nombre et la duré du mandat présidentiel alors que  ce n’est pas le cas en 2001 lorsque Lansana Conté a modifié la Constitution par voie référendaire.  

 « J’ai participé à cette campagne (le référendum de 2001, ndlr), mais je pense que c’est une erreur. Le général Lansana Conté a pris un mandat de trop, ça a coûté au pays ce que ça a coûté ». Tel est l’aveu du Chef de file de l’opposition Cellou Dalein Diallo qui se bat aujourd’hui pour empêcher Alpha Condé de faire un troisième mandat en passant par un référendum qui sans doute lui ouvrirait la voie pour arriver à ce but. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce mea-culpa de l’ancien premier ministre dans le contexte actuel, a donné du grain à moudre à ses adversaires.  

Pour Amadou Damaro Camara, le leader de l’UFDG n’est pas bien indiqué pour donner des leçons de démocratie aux autres. Le président du groupe parlementaire RPG arc-en-ciel prévient que Cellou Dalein Diallo doit avoir le courage d’assumer le "passif" et "l’actif" de "l’héritage" du régime Conté.

« Il faut qu’il assume et qu’il arrête dans ces conditions de faire des leçons aux autres. Quand il reconnait lui-même avoir commis une erreur, qu’il ne fasse pas alors une leçon aux autres. Il n’est pas bien indiqué pour faire des leçons. Sous d’autres cieux, il ne serait même pas permis d’en parler. Parce qu’il serait rattrapé par cet acte qu’il aurait commis dans l’histoire récente du pays (…) Si tu veux assumer un héritage, tu assumes l’actif et le passif. Mais tu ne peux assumer le bon côté d’un régime et accuser les autres du mauvais côté. Quand on assume, on assume entièrement », réagit l’honorable Damaro qui a été interrogé par un journaliste d’Africaguinee.com.

A suivre…

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

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Créé le Mercredi 15 mai 2019 à 20:13