Pierre Goudiaby "ATEPA" : « Mes ambitions pour le Sénégal… » (Interview)

Présidentielle sénégalaise
Pierre Goudiaby
Pierre Goudiaby

CONAKRY-A seulement quelques mois de la présidentielle de son pays, le candidat Pierre Goudiaby affûte ses armes. Cet architecte de formation qui a été pendant longtemps conseiller à la Présidence, veut briguer la magistrature suprême de son pays.

Dans cette interview qu’il a bien voulu nous accordée, Pierre Goudiaby a dévoilé son programme, ses ambitions pour faire du Sénégal un pays émergeant. 

 

AFRICAGUINEE.COM :Que répondriez-vous si on vous demandait de vous présenter ? 

PIERRE GOUDIABY :C’est une question à laquelle je réponds souvent très difficilement. Je suis architecte de formation et de métier. Mais je me définis souvent comme un architecte du développement. J’ai eu la chance de travailler naturellement dans assez de pays africains y compris la Guinée. Pour la petite histoire, j’ai déjeuné avec le président Sékou Touré il y a un peu plus de 40 ans ici à conakry   et je crois que c’est le conseil constitutionnel qui était la maison de la femme que j’ai réalisée il y a une trentaine d’années, peut être moins. J’ai été également président de la bourse régionale des valeurs immobilières, mais compte tenu du fait que je me lance en politique et que je suis candidat à la présidentielle, j’ai renoncé à ce poste de président de la bourse régionale. Actuellement je suis président de mon groupe qui a des bureaux un peu partout en Europe, en Chine, en Inde, en Union Soviétique mais également dans d’autres pays africains. J’ai eu des bureaux en Guinée à la cité de l’OUA pendant plus de six ans dans les années 80 et 90.

« Atepa » veut dire bâtisseur, ce nom est parti de votre profession d’architecte ou bien c’est parti de quoi ?

Pas du tout (…), ce nom c’est depuis plus de 45 ans. C’est quand je suis rentré des Etats-Unis après mes études que ma tante m’a collé ce nom puis que dans ma langue joola, le bâtisseur, l’architecte c’est ATEPA. Donc aujourd’hui on me connait sous ce nom, j’ai été biens sûr président de l’ordre des architectes du Sénégal, aussi de l’Union des architectes d’Afrique pendant 10 ans. J’ai été conseillé spécial du président Abdoulaye Wade pendant 12 ans et aussi conseiller de plusieurs chefs d’Etats Africains. Après avoir conseillé tout le monde, je souhaite maintenant moi-même mettre la main à la pâte et voir quelle contribution je pourrais apporter pour l’émergence du Sénégal pour ne pas dire carrément le développement de mon pays et pourquoi pas de la sous-région. La question qu’on me pose souvent, c’est que vient faire un architecte comme moi dans la politique ? Je pense qu’il y a une tendance mondiale qui voudrait que la politique ne soit plus l’apanage aux seuls politiciens professionnels. Nous pensons que l’Afrique est dans une ère où il faut peut-être que des gens qui ne viennent pas de la politique puissent venir essayer de faire la politique autrement. En tout cas au Sénégal c’est ce que nous prônons (…), je dis que la politique est certainement une affaire très sérieuse pour être laissée uniquement aux mains des politiciens. C’est la raison pour laquelle j’ai fais une candidature indépendante avec un slogan ‘’Sénégal REK’’, le Sénégal d’abord, rien que le Sénégal.

Cela ne sonne pas restriction ?

Non pas du tout ! je vous conseillerais le jour où vous déciderez de rentrer dans la politique de dire la Guinée d’abord, cela ne veut pas dire que c’est la Guinée seulement mais la Guinée d’abord, les intérêts du pays. Donald Trump, on peut tout lui reprocher mais au moins il dit que c’est l’Amérique d’abord. Si tous les dirigeants disaient cela tout en faisant ce que Senghor appelait l’enracinement et l’ouverture. Il faut d’abord s’enraciner et voir comment régler les problèmes de nos pays individuellement et collectivement (…), il y a également qu‘on ne peut pas régler le problème d’un pays en autarcie, c’est la raison pour laquelle je suis venu dans le cadre de ma campagne pour m’entretenir un peu avec mes compatriotes qui sont là mais pour échanger avec les autorités de la Guinée parce que dans mon programme il y a une place spéciale dans la coopération sous-régionale. Je prends souvent l’exemple de votre pays qui regorge de bauxite et nous par la grâce de Dieu nous y avions découvert du gaz. Si nous prenons donc votre bauxite et qu’on l’additionne à notre gaz, nous pourrons, nos deux pays, produire de l’Aluminium que nous pourrons vendre, c’est aussi simple que ça. Je viens essayer d’échanger avec les autorités pour leur dire que dans mon programme je voudrais que nous puissions envisager une coopération peut être plus poussée à travers laquelle vous aller nous donner votre bauxite, nous allons y mettre notre énergie et ensemble nous allons peut-être avoir des unités de production d’aluminium qui seront les plus grandes unités de production d’alumine d’abord et d’aluminium ensuite au monde. 

Cela est une partie de votre programme ? 

Oui c’est une partie (…), ce que je dis aux sénégalais, si vous avez suivi l’actualité chez nous, j’ai pu arrêter une convention entre notre pays et un pays étranger qui voulait prendre nos réserves de fer. J’ai dit NON, j’ai fait une lettre ouverte qui a été suivie par les autorités pour leur dire cela. Il est temps que l’Afrique arrête de brader ses ressources naturelles (…), nous avons par la grâce de Dieu découvert du pétrole et du gaz, ce gaz doit nous servir pour transformer nos richesses minières. Quand nous serons aux affaires nous allons transformer notre minerai de fer que nous allons vendre. Mieux,  même notre pétrole (…), je disais aux sénégalais que les lunettes que je porte, sont des dérivées du pétrole, la brosse à dent que l’on utilise, les pneus de nos engins viennent du pétrole. C’est la transformation de ces dérivées du pétrole qui va nous donner une  véritable richesse sur ce produit et non pas le vendre comme ça. Il en est de même pour vos richesses, c’est ce que nous prônons en tant qu’africains, nous disons qu’il est temps que les africains arrêtent de brader leurs richesses naturelles et nous voyons comment les transformer entre nous africains. Est-ce que vous savez, sur un rayon de 960km nous avons plus de 27 milliards de tonnes de minerais de fer (…), vous savez ce que cela représente en potentiel ? c’est extraordinaire. Nous devons apprendre, nous africains non seulement à nous auto-suffire sur le plan alimentaire et à transformer nos richesses. Quand vous prenez le minerais de fer pour le transformer et que vous le vendez sur le marché, il est à 68 dollars mais quand vous le transformer, le fer est à 600 dollars. C’est ça qui peut apporter la richesse à l’Afrique. Je suis candidat pour prouver aux sénégalais particulièrement que nous pouvons sortir du sous-développement, c’est possible. Je dis à mes compatriotes en guise d’exemple qu’il y a 40 ans, quand j’ai fait l’immeuble le plus haut de Dakar, c’est-à-dire la banque centrale, qui fait 23 niveaux à l’époque à Dubaï le plus haut faisait 12 niveaux (…), de nos jours ce pays est plus en avance. Je dis donc à mes compatriotes qu’il est possible que nous fassions mieux que Dubaï parce que non seulement nous sommes au stade où ils étaient il y a 40 ans avec la découverte du pétrole et du gaz, mais nous avons les matières premières. Nous avons des voisins comme les guinéens qui ont de la bauxite que nous pouvons transformer (…). J’ai promis aux sénégalais, s’ils me donnent ce pays-là à développer, Inch Allah, je leur ai dit qu’en 30 ans nous pourrons créer plus d’un billion deux milliards de FCA c’est à peu près 1,7 ou 1,8 trillions de dollars (…), c’est possible.

Dans votre programme, vous envisagez des mesures coercitives contre les parents d’élèves qui n’enverraient pas leurs enfants à l’école et également le service militaire obligatoire. Pourquoi ça ?

Il faut savoir que sans l’éducation vous ne pouvez pas développer le pays, nous ne sommes pas si nombreux que ça. En chine et en Inde ils sont plus d’un milliard d’habitants (…), il n’est donc pas normal qu’un pays comme le Sénégal avec toutes les ressources dont nous pouvons disposer qu’il y ait des enfants qui ne vont pas à l’école. Dans mon programme,  j’ai dit qu’à partir de 5 ans si nous trouvons dans la rue un enfant qui ne va pas à l’école, nous irons au commissariat (…), cela existe déjà au Rwanda. Donc dans notre programme, il y a l’éducation pour tous qui sera gratuite, nous pensons également qu’il faut de la discipline puisque sans cela, vous ne pouvez aller nulle part. Nous disons que le service militaire est déjà obligatoire au Sénégal et il n’est jamais appliqué. Je voudrais le faire appliquer sous forme de service civique à l’issu duquel les gens auront un métier. J’ai pensé aussi que 14 régions c’est trop, je veux que l’on revienne à 7 régions afin que nous puissions donner la force aux régions de s’auto-développer. Il y a aussi comme on l’a dit le changement du comportement du sénégalais, nos compatriotes disent qu’ils se débrouillent pour avoir de l’argent ; mais Non, il faut travailler pour gagner de l’argent. Cet esprit-là, je vais l’extirper de leurs têtes, il faut que mes compatriotes comprennent que le développement est possible, cela doit être ancré dedans. Pour qu’il soit possible, il faut enrailler la corruption de nos systèmes, nous l’avons dans beaucoup de pays africains. En tout cas chez nous, nous allons faire une lutte sans merci contre ce phénomène pare que c’est la corruption qui fait que nos Etats n’avancent pas (…), il y a bien-sûr tous nos problèmes de santé et l’agriculture qui doit avoir toute sa place dans le développement de nos pays.

Revenons au problème de l’Education, au Sénégal il y a ce cas très embarrassant des enfants talibés qui est presqu’une épines sous les pieds de toutes les administrations qui se sont succédées dans votre pays. Comment comptez-vous gérer ce phénomène ?

Par le dialogue d’abord avec les religieux et les dirigeants des daaras pour leur expliquer que l’un n’exclue pas l’autre. Vous savez, j’ai dit que je renonçais à mon salaire de président de la république parce que je veux que cet argent soit mis dans ma fondation qui va s’occuper des talibés qu’on va sortir de la rue parce que ce n’est pas normal. Nous leur sortiront de la rue, cela est très clair et je me suis déjà entretenu avec ces chefs religieux qui sont parfaitement d’accord avec moi. Une société doit savoir organiser sa solidarité, c’est vrai qu’il y a des gens qui ne sont pas nantis mais il faut organiser cette solidarité-là. Il faut gérer tout cela mais c’est en discutant avec les uns et les autres, parce que ce n’est pas normal que nos enfants puissent être dans la rue ou d’être privés d’éducation tout court.

Maintenez-vous votre décision d’avoir un gouvernement de 12 ministres ?

Non c’est un lapsus, c’est plutôt un gouvernement de 18 ministres y compris le premier ministre, d’ailleurs je m’en suis excusé. Actuellement si l’on prend les ministres conseillés ils sont près de 80 au Sénégal, vous croyez que c’est sérieux. Aux Etats-Unis, ils n’en ont que 12 ou 13 ministres (…), il faut que cela s’arrête parce que c’est d’un ridicule extraordinaire. Nous allons réduire à 18 ministres, c’est clair, net et précis. 

Quels sont les reproches que vous faites au Gouvernement de Macky Sall ? 

Assez de choses, il le sait. Nous ne sommes pas un parti politique mais plutôt un mouvement (…), ce que nous lui reprochons, c’est la mauvaise gestion. Nous disons que nous ne sommes pas là pour lui jeter des pierres. Il y a d’abord assez de candidats qui le font déjà. Nous disons que nous sommes une force de proposition pour sortir le Sénégal de la pauvreté. Quand nous disons en 30 ans, en le démontrant, nous allons produire et non pas aller emprunter à Paris, un billion de milliards, c’est ce que je leur reproche. Ils s’en orgueillissent d’avoir fait un TER, je l’ai dit à la presse, le Maroc a fait un TGV de 300 km pour 2miliards d’Euros, nous on fait un TER de 35 km pour un milliard d’Euros. J’ai démontré que ce TER, si on m’avait écouté aurait fait le chemin de fer pour quitter Ziguinchor en passant par Kolda et Tambacounda pour aller jusqu’à Dakar, 700 km pour le même montant. Voilà ce qui fait que quelqu’un qui n’a pas besoin de politique entre en politique pour essayer de changer la donne, parce que ce n’est pas normal. 

On se souvient qu’en 2012 vous étiez prêt à être candidat à la présidentielle sénégalaise mais finalement vous avez renoncé, qu’est-ce qui cette fois vous motive à vous engager ? Est-ce que c’est la seule raison ou il y a d’autres choses ?

En 2012  pour tout vous dire j’avais eu presque le même sentiment parce que  je n’avais pas réussi à persuader le président Wade de ne pas se présenter. J’étais son conseiller spécial et au palais tout le monde le sait, j’ai été le seul à lui dire de ne pas se présenter. Moralement non plus je ne voudrais pas me présenter contre lui parce que pour moi c’est presqu’un père. D’ailleurs il me l’a bien rendu parce que vous avez dû lire la belle lettre qu’il m’a faite pour dire ‘’Pierre Goudiaby non seulement tu feras un bon président mais si demain tu es élu président de la République du Sénégal, ça sera mon fils qui aura été élu’’. Donc je ne pouvais pas me porter candidat contre le président Wade, ce n’est pas possible. Je n’ai pas les mêmes rapports avec Macky Sall qui est un jeune frère et que j’ai conseillé au début mais qui s’est entouré d’une meute de gens qui ne lui font pas faire de la bonne politique. 

Alors le plan Sénégal émergent et la nouvelle ville djanmiadjo. Quelle lecture vous en faites ?

Le plan Sénégal émergent OUI pourquoi pas ? La ville de djanmiadjo Oui pourquoi pas ? Mais ce que je dis du plan Sénégal émergent, c’est que si on l’avait élaboré avant la découverte du pétrole et du gaz, c’est bien le cas, il faut donc revoir la copie. Ce que vous devez savoir, dans le monde d’aujourd’hui, le pétrole et le gaz, quand on les découvre, les fondamentaux changent (…), il faut revoir sa copie de fond en comble. L’exemple le plus patent que j’ai donné c’est cette affaire de minerais de fer (…), avant qu’on ait découvert le gaz surtout, on pouvait penser qu’effectivement que nous puissions être là à exporter notre minerai de fer. Mais j’ai expliqué par A+B que si cette montagne qui est de 750 millions de tonnes de minerais, si on transforme ce minerai, compte tenu de la teneur qui est de 60% en fer , nous dégageons plus de 333 milliards de dollars en 30 ans, il est vrai mais cela fait 30  milliards par ans. Avec ça je développe le Sénégal. Mieux, je dis qu’avec le gaz encore une fois que nous allons avoir nous pouvons transformer votre bauxite et mettre sur la table de la Guinée au moins 10 milliards de dollars de recettes par an. Que nous allons partager en deux peut-être.

Quel est le programme pour votre court séjour en Guinée ?

J’ai des discussions avec les autorités et je m’en tiendrais à cela. Je m’entretiendrais avec le Premier Ministre qui est bien- sûr un ami.

Des questions qui font polémiques au Sénégal, notamment le cas  de Khalifa Sall et de Karim Wade. Comment vous observez cela ?

Karim Wade bien-sûr c’est Karim Wade mais Khalifa Sall j’ai été lui rendre visite et lui ai dit que si je suis élu président du Sénégal, si bien- sûr le 03 janvier sa condamnation est confirmée, le lendemain je demanderais à l’Assemblée Nationale de voter une loi pour qu’on puisse l’amnistier immédiatement et il vient rejoindre mon gouvernement avec une place prépondérante. 

Karim Wade a annoncé sa candidature depuis Dubaï, pensez-vous qu’il a des chances réellement de compétir à ces élections ?

Non je ne le pense pas ! J’aurais souhaité que tout le monde puisse compétir mais Karim Wade a été condamné par les tribunaux sénégalais, jusqu’à ce que cette condamnation soit levée je ne sais de quelle manière d’abord. Dans ce cas il ne peut pas être candidat d’après ce que dit la loi (…), maintenant qu’est-ce qu’il va faire, ça je ne sais pas parce que je ne suis pas Karim.

Comment avez-vous jugé son procès et sa condamnation ?

Je suis sur la position de l’ONU qui a demandé à ce qu’on révise son procès. C’était un mauvais procès parce qu’en tout cas il n’a pas été, d’après l’ONU et je crois bien à ce que dit cette institution qu’il a droit à un nouveau procès.

En Afrique il n’est pas facile qu’un président organise des élections et qu’il les perde. Est-ce qu’après ces présidentielles si Macky Sall vous demande d’être dans son gouvernement serez-vous prêt ?

Pas du tout  (…), d’abord je n’ai pas besoin de ça, j’ai 71 ans et j’aspire à aller me reposer. Je me dis qu’il me reste encore cinq années de vie active  que je vais offrir aux sénégalais. Encore une fois je dis que je n’ai pas besoin de salaire ni encore de caisse noire (…), je dis que cette caisse noire sera une caisse grise parce qu’elle sera contrôlée par le président de l’assemblée nationale, le ministre de la défense  et moi-même. Je vais offrir 5 ans de ma vie active si Dieu le permet. Pour moi il n’est pas question d’être dans un gouvernement.

En tant que ministre aussi vous pouvez aider votre pays ?

Non ! J’ai été ministre conseiller pendant très longtemps et je pense que j’ai fait ce que je pouvais faire. Maintenant s’il gagne et qu’il veuille me consulter pour telle ou telle chose, et savoir ce que j’en pense, je lui répondrais avec plaisir. Mais s’il y a un deuxième tour, moi je me campe dans la position de l’opposition (…), parce que j’estime, qu’il a une chance extraordinaire de faire du bon travail. Certes il a fait du travail  parce qu’il ne faut pas non plus dire que rien n’a été fait au Sénégal. Mais je pense qu’il aurait pu mieux faire. Je fais une campagne pour qu’il sache qu’il aurait pu mieux faire. 

Pourquoi les sénégalais devraient vous faire confiance et vous élire le jour du scrutin ?

Parce que par la grâce de Dieu pour une fois qu’ils ont quelqu’un qui a quand-même déroulé pendant 45 ans (…), Je ne vais pas énumérer tout ce que j’ai eu à faire mais j’estime que ‘’I have track record’’. D’ailleurs l’Anglais serait la deuxième langue officielle du Sénégal (…), je conseille même à mon grand-frère d’ici qu’on instaure cela ici aussi parce que le français c’est bien mais  parler Français et Anglais c’est mieux,  It’sBetter.

Et la place des langues nationales dont le wolof qui est parlé par l’ensemble des populations sénégalaises ?

Le wolof, le peul, le soninké ou le mandingue, oui. Mais si vous voulez être un hub international et si vous voulez rayonner dans le monde, parlez wolof, mais surtout parlez anglais. Moi je parle tout ça et si aujourd’hui j’ai u me développer et celui de mon groupe c’est en partie à cause de cela. D’ailleurs dans le cadre de la coopération, une des choses que je viendrais acheter chez vous c’est du graphite pour faire des batteries en lithium parce qu’on a du lithium et faire des voitures électriques que nous allons exporter vers l’Europe, c’est ça l’ambition et la vision. Vous avez tout pour faire les voitures de demain et je vous exhorte à y réfléchir.

 

Entretien réalisé par DIALLO Boubacrar 1

Pour Africaguinee.com

Tél. : (+224) 655 31 11 12

Créé le Samedi 29 décembre 2018 à 11:05