Contentieux électoraux : Pourquoi ça coince ?

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Crise post-électorale en Guinée
Sidya Touré, leader de l'UFR, Alpha Condé (PRG) Cellou Dalein Diallo, chef de file de l'opposition
Sidya Touré, leader de l'UFR, Alpha Condé (PRG) Cellou Dalein Diallo, chef de file de l'opposition

CONAKRY-Près d’un mois après le début des négociations entre le pouvoir et l’opposition autour du contentieux électoral les lignes peinent à bouger. Pourquoi ce blocage ? Africaguinee.com a cherché à en savoir davantage.

Chaque camp impliqué dans la résolution du différend électoral campe sur sa position et pense avoir raison sur l’autre. Un dialogue semble s’être  instauré entre les  différentes mouvances impliquées dans le dialogue. Le blocage est si entier qu’il a été décidé d’impliquer la communauté internationale pour rapprocher les positions.

Alors que la mouvance présidentielle exige le respect des résultats publiés par la CENI, l’opposition brandit des preuves et exige la restitution des voix qui lui auraient été volées au niveau des CACV.

« La mouvance estime que les tribunaux de première instance ont rendu des décisions qui sont sans appels. L’opposition détient des preuves qu’elle brandit pour démontrer que les commissions administratives de centralisation ont falsifié, éliminé ou déclaré perdus les bulletins de vote qui reflétait la vérité des urnes. Chacun campe sur sa position », confie un acteur impliqué dans les discussions.

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Face à ce blocage, l’opposition dénonce un manque de volonté du Gouvernement et a annoncé ce lundi 30 avril la reprise des manifestations de rues à partir de la semaine prochaine. Pour le moment le Gouvernement refuse de commenter cette décision de Cellou Dalein Diallo et ses alliés. Toutefois un ministre d’Alpha Condé prévient que cette crise ne peut être résolue qu’à travers une solution politique.

« On ne peut trouver qu’une solution politique à cette crise parce que le problème est purgé par les tribunaux. Dès lors que c’est purgé, il n’est pas question d’ouvrir un second procès (…) Il n’y a que le consensus qui peut résoudre le différend », avertit cette source gouvernementale.

Comment trouver une solution consensuelle dans ce contexte ? Difficile de pronostiquer. Les yeux sont tournés désormais vers la communauté internationale. Une session de « dernière chance » est prévue le vendredi 04 mai 2018.

A suivre…

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

Tel : (00224) 655 311 112

 

Créé le Mardi 01 mai 2018 à 22:30

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