Débauche au palais de la Kolima à Labé : Alcool, drogue, prostitution, un lieu chargé d’histoire à l’abandon…

Société
Palais de la Kolima à Labé
Palais de la Kolima à Labé

LABE- Situé dans secteur Paraya, quartier Dow-Saarè, en plein cœur de la ville de Labé, le palais de la Kolima chargé d’histoire est devenu un lieu de débauche. Parieurs illégaux, consommateurs d’alcool, fumeurs de drogue et des prostituées ont élis domicile dans le Palais. De paisibles passants sont régulièrement agressés et dépouillés. Face à cette situation, les autorités de Labé ont engagé une action d’envergure. Une chasse à ces occupants illégaux de cet endroit va bientôt être lancée. Un ultimatum leur a été donné. Ils doivent déguerpir des lieux d’ici le 5 Mai. 

Le Préfet de Labé accompagné du Gouverneur de la région a effectué une visite inopinée sur les Lieux.Elhadj Saifoulaye Bah que nous avons interrogé a fait une description alarmante. Il confie que certains occupants ont voulu les agresser. 

 « Le Gouverneur et moi, accompagnés de certains membres de nos cabinets avons fait une visite inopinée au palais. Puisque nous entendons des choses dans les radios qui ne font plaisir à personne. Nous sommes arrivés au palais de la Kolima sans prévenir. Le constat qui se dresse dans toutes les parties, c’est de l’alcool qui est vendu, la prostitution qui se fait. Les visages que nous avons vus  expliquent tout. Certains ont voulu même nous agresser. Cet espace destiné à la culture est occupé illégalement par ces gens. Ce que nous ferons désormais, c’est de rendre cet espace au secteur de la culture. Tout le monde sera déguerpi des lieux. J’ai instruit au directeur préfectoral de la jeunesse d’adresser une correspondance les intimant de libérer les lieux au plus tard le 5 Mai, nous installerons un PA là-bas afin que ce lieu reste aux jeunes pour leur divertissement », a déclaré le préfet de Labé, Elhadj Saifoulaye Bah

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Madame BD détient un bar et une gargote de vente de brochettes à l’intérieur du palais. La décision des autorités la préoccupe, mais elle compte se soumettre : «  Si on nous dit de partir on partira, mais je ne fais point partie des gens cités ici. Moi je viens juste vendre et partir, ensuite on raconte des choses qui n’existent pas ici pour nous incriminer », a expliqué cette dame hors micro.

Pourtant les riverains du Palais se plaignent souvent de la débauche qui s’y passe. Autour du palais, au-delà des maquis, des malades mentaux, des animaux en divagation sont visibles çà et là.

Pour Ousmane Sacko, le palais est devenu dangereux pour toute la ville. « Nous les riverains de cet espace sommes plus exposés. Les gens viennent de partout, consommer la drogue, l’alcool, faire la prostitution, voler ailleurs et venir partager ici. Quand ils sortent de là, ce sont nos familles qui risquent d’être agressées et dépouillées par ces bandits. A chaque fois des passants se plaignent ici. Quand il fait nuit d’ailleurs, ces gens aux moralités douteuses sortent dehors pour les jeux de hasards au bord de la route. Ils sont là jusqu’au matin. Cet endroit est dangereux, ils dépouillent des hommes et violent des femmes si l’occasion se présente », dénonce ce citoyen.

 

Alpha Ousmane Bah

Pour Africaguinée.com

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Créé le Mercredi 18 avril 2018 à 18:30

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