Sidya Touré va-t-il tuer la démocratie au profit d’intérêts égoïstes ?

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Libre Opinion
Sidya Touré, leader de l'Union des Forces Républicaines
Sidya Touré, leader de l'Union des Forces Républicaines

L’opposant Sidya Touré est aujourd’hui l’objet de toutes les convoitises du fait de la position de son parti dans l’échiquier politique national. Et cela lui va très bien au regard de ce qui se passe depuis la fin des élections communales du 4 février dernier.

Comme quoi, il est parfois bien d’être mal lotis, et cela le patron de l’UFR va en profiter au maximum pour qui connaît cet homme.

Depuis son retour définitif en Guinée et sa nomination au poste de premier ministre en 1996 l’homme ne s’est jamais privé de profiter de sa position et de son rang social pour se faire plein les poches. On se rappelle encore de ses démêlées avec le Général Lansana Conté qui ont précipité sa chute et de la guéguerre au sein du Gouvernement qu’il dirigeait à l’époque.

Aujourd’hui, bis répétita. A l’arrivée de Alpha Condé au pouvoir au détriment du patron de l’UFR qui comme tout le monde le sait, était arrivé second derrière cellou Dalein Diallo au premier tour de la présidentielle de 2010, il rumina pendant longtemps une revanche.  Une revanche qui n’arrivera pas puis qu’Alpha Condé a réussi à se faire réélire en 2015 dès le premier tour dans un coup KO discuté et discutable, alors que notre Sidya National était toujours en 3è position, la place qui lui est toujours réservée faute de mieux.

Depuis lors, il a réfléchi comme beaucoup d’autres, comme les kassory Fofana, Baïdy Aribot, etc… qu’il fallait aller à la soupe au lieu de finir les semelles des chaussures à marcher pour protester dans les rues de Conakry contre quelqu’un qui n’a rien à cirer dans les bruits qui dérangent souvent les chauves-souris accrochés aux manguiers et autres acacias qui peuplent la ville de Conakry.

Alors, depuis là il est devenu le Haut représentant (!) du chef de l’état, on ne sait où, qui s’accroche à ce poste faute de mieux. Là au moins il y a le mini cortège de VA, parfois la sirène et j’en passe.

A l’occasion de ces communales tant convoitées par l’ensemble des partis politiques puis que ce sont des élections de proximité, la nature a fait que dans ce pays malgré la volonté du président feu Lansana Conté de ne créer que deux partis politiques, de nos jours, il n’y a que le RPG et l’UFDG, qu’on le veuille ou non. Ces élections nous ont ouvert les yeux et mis chacun à sa place. Il y a donc deux partis politiques, le RPG et l’UFDG et des particules qui font du bruit pour rien. Plus que soucieux de son avenir personnel quitte à sacrifier la notoriété de l’UFR qu’il avait pourtant aidé à se hisser sur le podium de ce qui existe malgré la pauvreté du débat politique en Guinée depuis la disparition des ténors comme Bah Mamadou, Siradiou Diallo et autre Jean-Marie Doré, Sidya Touré sur lequel des milliers de guinéens s’étaient accrochés tournent petit-à-petit le dos.

Ces élections communales qui se sont déroulées en ce début d’année 2018 ont édifié chacun et même les plus sceptiques sur la descente aux enfers de l’UFR qui ne mérite pourtant pas ce classement. Sidya l’espoir est en train de devenir Sidya le désespoir, beaucoup de guinéens qui avaient cru en lui, déchantent et sont désemparés.

Aujourd’hui il s’allie au diable pour élire les exécutifs des communaux au détriment de la démocratie. Il a affirmé à ses proches qui pleurent sur le résultat obtenu par son parti aux communales que rien n’est perdu.

Hier avec les conseillers élus comme avant-hier avec les jeunes, il tente de faire rêver ses supporters désemparés qui n’ont que leurs yeux pour pleurer.

Alors, le natif de Boffa doit savoir que le peuple a encore besoin de lui, alors fait lui rêver en refusant des compromis inutiles qui ne serviront pas les guinéens, même si vous espérez profiter de l’électorat du diable après le diable.

 

Ahmed Soumah

Depuis New-York

Créé le Vendredi 23 Février 2018 à 14:47

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