Cas de Fatou Badiar et AOB : la Justice prend deux décisions majeures...

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Attaque de la résidence d'Alpha Condé

CONAKRY-La justice guinéenne a pris deux importantes décisions dans l'affaire de l'attaque de la résidence privée du Chef de l’Etat en 2011. Le procès  du commandant Alpha Oumar Boffa Diallo (AOB), Madame Fatou Badiar Diallo, Jean Guilavogui a repris ce mardi 16 janvier au Tribunal de première instance de Dixinn après l'arrêt de la Cour Suprême. 

La justice a ordonné un " sursis à statuer", demandant que l'arrêt ayant renvoyé ces accusés devant le tribunal criminel de Dixinn soit interprété la Cour Suprême.  Elle a en même temps rejeté la demande de "mise en liberté provisoire", formulée par la défense.

Les accusés sont apparus l'air plutôt en forme excepté Dame Fatou Badiar Diallo. Commandant Alpha Oumar Boffa Diallo, vêtu d'une chemise manches longues couleur bleue, d'un Jean-bleu et des chaussures de sport, n'a pas perdu sa mine d'antan. Son codétenu Jean Guilavogui est habillé en T-shirt Orange. Lui aussi apparaît en forme. Dame Fatou Badiar Diallo l'unique femme citée dans l'attaque de la résidence du Président Alpha Condé quant à elle serait malade, selon ses avocats. Elle était également présente dans la salle d'audience mais un peu affaiblie. 

Les débats de ce jour ont été ouverts par la demande de "sursis à statuer" introduite par la partie civile. Du simple "dilatoire", a estimé la défense qui a demandé au Tribunal de déclarer la demande irrecevable et d'accorder une liberté provisoire à ses clients. 

"Au cas où vous accéderiez à la Demande du sursis à statuer formulée par les parties civiles, nous vous demandons d'accorder la liberté provisoire à nos clients dès aujourd'hui", a lancé maître Mohamed Traoré. 

Le bâtonnier estime que ces prévenus ne représentent aucun danger pour la société. "Celui qu'on a présenté (Bah Oury, ndlr) comme la pièce maîtresse de cette affaire a bénéficié d'une grâce présidentielle. Il a fumé le calumet de la paix avec le Président, il vaque librement à ses affaires", a observé maître Mohamed Traoré. 

Une demande jugée "irrecevable" par la partie civile appuyée par le Ministère public. "Nous nous opposons à cette demande de mise en liberté" s'est opposé maître Lamine Kamano. Le procureur Sidy Souleymane Ndiaye a quant à lui relevé que les accusés ont commis une kyrielle d'infractions. Il s'agit de faits graves qui portent atteinte à l'ordre public, a-t-il martelé.

 "Ne suivez pas la demande de mise en liberté puisqu'elle pourrait nuire à l'ordre public. Les conséquences de l'infraction sont encore vivaces",  a hurlé Sidy Souleymane Ndiaye avant que la défense ne réplique balayant d'un revers de la main les arguments de la partie civile et du ministère public. 

Après avoir délibéré, le juge Mangadouba Sow a ordonné le " sursis à statuer", soulevée par la partie civile en demandant que l'arrêt soit interprété par la Cour Suprême.  Il a par contre rejeté la demande de "mise en liberté provisoire", formulée par la défense. 

Nous y reviendrons. 

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com 

Tel : (00224) 655 311 112 

 

Créé le Mardi 16 janvier 2018 à 19:39

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