Grève en Guinée : les syndicalistes font un pas vers le Gouvernement…

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Grève des enseignants
Des responsables syndicaux à l'origine de la grève des enseignants en Guinée
Des responsables syndicaux à l'origine de la grève des enseignants en Guinée

CONAKRY-Alors que la grève des enseignants semblait s’enliser davantage, une solution de sortie de crise vient d'émerger. Selon nos informations, le syndicat (le SLECG, ndlr) qui a appelé à cette grève a fait des propositions de sortie de crise au Gouvernement. Parmi celles-ci il y a le paiement de la valeur du point d’indice à hauteur de 40% avant la fin de cette année.

« Pour une sortie de crise il faut d’abord que Gouvernement accepte de payer les 40% de la valeur  du point d’indice au courant de l’année 2017. Si cela est fait on peut suspendre la grève ensuite on continue les négociations sur les autres points », a confié ce matin à Africaguinee.com, Aboubacar Soumah, l’un des meneurs du mouvement de la grève qui paralyse l’enseignement en Guinée.  

Le syndicaliste précise cependant que jusqu’à présent le gouvernement ne les a pas convié à une quelconque négociation. La valeur monétaire du point d’indice, une revendication chère aux grévistes concerne les accessoires du salaire de base de l’enseignant. Il s’agit entre autres de la prime de craie, les indemnités de transport, les allocations familiales.

Le Président Alpha Condé a qualifié cette grève des enseignants de sauvage et d’illégale. Il a averti que les fauteurs de troubles feront face à la rigueur de la Loi, tout en promettant qu’il essaiera de trouver une solution une fois rentré en Guinée.

« Nous allons voir comment trouver la solution. Mais il est évident que nous n’allons pas accepter une grève illégale alors que nous avons signé un accord avec tous les syndicats », a prévenu le Chef de l’Etat.  

Interrogé, un autre responsable du SLECG a quant à lui averti que le troisième point de leur revendication est non-négociable. Il s’agit du paiement au minimum d’un salaire mensuel de 8.000.000 de francs guinéens.

« Si le gouvernement décide de ne pas régler le troisième point à savoir les 8.000.000 de salaire, la grève continuera. Il faut qu’en termine pour de bon puisqu’après l’année là on ne veut plus entendre parler de grève »,  a prévenu ce syndicaliste.

A suivre…

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

Tel : (00224) 655 311 112

Créé le Jeudi 23 novembre 2017 à 13:18

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