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Grève en Guinée : Amara Doumbouya répond "aux menaces" d’Alpha Condé (interview)

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Grève des enseignants

CONAKRY-Malgré les avertissements teintés de menaces du Gouvernement, le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée n’entend pas lâché du lest tant que leurs revendications ne sont pas satisfaites.

Amara Mansa Doumbouya, l’un des leaders à l’origine de cette grève qui paralyse le secteur éducation, dénonce l’approche des autorités par rapport à leurs exigences. Cet enseignant syndicaliste membre de la cellule de communication du SLECG fait également des révélations sur leur arrestation le week-end dernier et le motif de leur refus quant aux propositions faites par le Gouvernement.  Le professeur de français répond également au Chef de l’Etat qui a qualifié leur grève de « sauvage ».

 « Quand j’ai vu le Président de la République dire l’autre fois que l’instituteur le moins payé au primaire touche 2 millions et le moins payé au niveau du secondaire, c’est trois millions, je me demande qui lui a donné cette information. Il faut qu’il accepte de fouiller les choses. C’est très important. Ce n’est pas la bonne information parce que l’enseignant le plus payé au niveau de l’élémentaire n’a que 1.800.000 GNF. Le plus payé au niveau du secondaire (collège lycée) touche deux millions deux cents mille.

S’il nous qualifie de sauvage on ne sait pas qui a rendu cette grève sauvage. Parce que nous avons écrit à toutes les autorités concernées (…). Nous sommes des enseignants et non des loubards, nous ne sommes pas des vagabonds. Il faudrait qu’ils acceptent de collaborer avec nous ».

Merci de suivre l'intégralité de cet entretien sur la vidéo ci-dessous.

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

Tel : (00224) 655 311 112

Créé le Jeudi 23 novembre 2017 à 10:05

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