Rumeur sur le décès d’Alpha Condé : le journaliste Aboubacar Camara toujours en garde à vue…

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Société

CONAKRY-Le Journaliste Aboubacar Camara, également directeur Général du groupe de presse Gangan, a passé sa première nuit en garde à vue à la gendarmerie de Yimbaya, située dans la commune de Matoto. Il est accusé d’outrage au Chef de l’Etat.

Trois journalistes de ce medias avaient été interpelés hier lundi 30 octobre 17 suite à une rumeur sur la mort du Chef de l’Etat et qui s’est fortement répandue en Guinée. Ils ont été longuement auditionnés par des officiers de police judiciaire (OPJ), avant d’être libérés tard dans la soirée. L’action a été enclenchée par le parquet de Mafanco, a-t-on appris sur place.

Le journaliste Aboubacar Camara a passé la nuit à l’escadron avec plusieurs travailleurs de Gangan qui sont venus lui témoigner leur solidarité. Il reçoit certes des visites de ses proches, mais la communication avec l’extérieur lui est formellement interdite. Un journaliste de notre rédaction qui s’est rendu ce matin dans les locaux de la gendarmerie a été interrompu alors qu’il faisait une interview.

Le parquet de Mafanco à l’origine du mandat d’arrêt émis contre M Camara n’a pas fait de commentaires pour le moment sur cette affaire. Le groupe Gangan s’interroge sur les motifs réels de cette arrestation, puisque ce pourquoi, on lui reproche n’est pas fondé, selon un de ses travailleurs. L’élément incriminé a commencé à être diffusé le dimanche à partir de 8 heures, nous a confié un travailleur de la radio Gangan. « C’est un jingle d’habillage de notre radio, mais aussi de l’émission que feu Duplex animait », nous a-t-on confié.

Dans la journée du lundi, M. Camara a été convoqué à la haute autorité de la communication (HAC) pour être entendu, avant de venir répondre à la convocation de la gendarmerie.  « C’est une accusation rocambolesque. Quand on l’a appris, je suis tombé des nues », s’étonne, un journaliste de Gangan expliquant que quand une fois à la HAC, l’élément incriminé a été passé sur écoute, les commissaires se seraient étonnés.

« Ils se sont posé la question de savoir si c’était la radio dont était question. Puisque dans l’élément il n’y avait de matière à condamner», relate un travailleur de la radio Gangan.

A suivre…

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

Tel : (00224) 655 311 112

Créé le Mardi 31 octobre 2017 à 11:13

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