Explosion au camp alpha yaya de conakry: Peur et colère chez les habitants...

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Armée

CONAKRY-Certains ont eu la peur de leur vie, d'autres ont échappé de très peu à une mort atroce dans les alentours du camp alpha yaya diallo de conakry. Malgré le message d'assurance délivré par le gouvernement, certains habitants sont partagés entre la peur et la colère.Le constat de notre reporter à Conakry...

 

Je suis sortie sans chaussures…

Cette mère de famille trouvée au quartier Koloma 2 raconte sa peur. « C’est à 4h que j’ai été réveillée par de fortes explosions. A ma sortie j’ai constatée que le tout quartier était dehors. Tout le monde était paniqué, je suis sortie sans chaussures, ni voile de tête. On ne savait plus quoi faire. J’ai des jeunes vers chez nous qui ne portaient que leur caleçon », raconte-t-elle.

L’éclat d’un obus est tombé dans ma chambre

Les explosions ont duré 2heures, sans répit, témoigne Kourouma Mamady habitant du même quartier. Ce dernier a eu un bleue d’autant plus que certains éclats sont tombés jusque dans sa chambre.

« Dès que j’ai entendu le bruit, je me suis levé subitement, j’ai ouvert ma porte. Je suis allé prendre ma chemise. Du coup, il y a un objet en fer qui est tombé sur les tôles de ma chambre. Ça fracassé les tôles, le plafond et tombé à l’intérieur, heureusement que ce n’est pas tombé sur quelqu’un, je remercie Dieu », soupire-t-il, confiant qu’il a eu peur de telle sorte qu’il n’a pu expliquer à quelqu’un ce qui lui est arrivé jusqu’au matin.

Des éclats sont tombés devant ma porte

Même refrain chez ce jeune père de famille qui nous confié que les étuis sont tombés sont tombés chez lui, heureusement sans faire de victimes. « Quand je suis sorti de ma chambre, je voyais les étincelles vers le camp. Il y a eu éclats d’obus qui sont tombés chez moi. Il y avait eu une panique totale », narre-t-il priant le gouvernement de faire délocaliser les armes lourdes dans un endroit plus sûr.

Délocaliser les armes lourdes…

« C’est la deuxième fois qu’une telle chose arrive ici. Dans les années 2000, ce même cas s’est produit à l’intérieur du camp faisant des morts. Le Gouvernement doit délocaliser toutes les armes lourdes dans ce camp… », a formulé cet autre témoin.

Des explosions continues…

« Je n’ai jamais été pris de peur comme hier. Je ne peux expliquer ce que j’ai ressenti parce que les explosions étaient continuelles. Je voyais des éclats d’étincelles un peu partout », dit Camara Moussa, père de famille encore sous le choc. « J’ai pris mon enfant au dos pour fuir, ma femme aussi a pris la fille pour prendre une autre direction. On s’est perdu de vue. C’est quand je suis arrivé dans la grande famille, j’ai constaté qu’elle n’était pas là, je me suis mis à sa recherche. Heureusement quand je l’ai appelé au téléphone, elle a décroché pour me dire qu’elle est à Koloma avec un autre groupe de femmes », a raconté M Camara, dénonçant la négligence des  autorités militaires basées au camp. 

Négligence

« Il y a eu négligence des militaires  parce qu’on a appris que ça a commencé à péter à 23heures. Et aucune disposition n’a été prise pour arrêter », dénonce-t-il.

Je ne me sens plus en sécurité ici…

Après cet incendie d’origine électrique le Ministre d’Etat, Ministre de la Défense Nationale, Mohamed Diané, s’est rendu sur les lieux pour les premiers constats en compagnie de la hiérarchie militaire. Le Gouvernement assure que la situation est totalement sous contrôle. Mais certains citoyens restent sceptiques quant à leur sécurité.

« On ne se sent plus en sécurité ici. Comment le feu s’est déclenché là-bas ? On est ici mais on  ne se sent pas en sécurité. On demande au gouvernement de revoir la position du camp. Il n’est pas bon au milieu de la capitale », dénonce cet autre père de famille, confiant avoir aperçu des militaires en train de fuir quand les explosions ont commencé. « J’ai été réveillé par ma femme aux environs de 4h du matin. On était pris de panique, on voyait les gens fuir,  même des militaires. Même ma femme est sortie de la maison avec les enfants torse nue », décrit-il.

A suivre…

Diallo Boubacar 1
Pour Africaguinee.com
Tel : (00224) 655 311 112

Créé le Dimanche 22 octobre 2017 à 15:20

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