Exclusif : Malick Sankhon visé par une plainte...

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Justice

CONAKRY-Une plainte vient d’être annoncée contre l’actuel directeur général de la caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) suite à sa dernière sortie au siège du RPG où il a annoncé avoir recruté 3000 jeunes pour la défense de son institution. Malick Sankhon est dans le collimateur d’Ousmane Gaoual Diallo, député de l’opposition.

Dans un entretien exclusif accordé à notre rédaction ce lundi 16 octobre, le conseiller politique de Cellou Dalein Diallo, a déclaré que les propos tenus par M. Sankhon ne resteront pas sans conséquences judicaires.

« Je rentre en Guinée demain, et dès mon arrivée, je déposerais une plainte contre Malick Sanhon et je vais me constituer partie civile pour cela », a annoncé l’élu uninominal de l’UFDG dans la circonscription de Gaoual.

Il considère que ce n’est pas normal dans un pays, quelqu’un revendique et assume avoir recruté les chevaliers de la République qui, selon Ousmane Gaoual, ont causé des dégâts humains importants dans les rangs de l’opposition. « Ils ont assassiné des gens, ils ont blessé et handicapé d’autres à vie. Que Malick Sankhon assume la paternité de cette organisation c’est un problème », martèle-t-il.

Le Directeur de la caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a annoncé samedi dernier au siège du RPG, la constitution d'une milice de jeunes pour défendre son institution. « Je prends à témoignage le parti : quiconque désormais s’amusera à venir à la Caisse pour troubler la quiétude des travailleurs, c’est moi qui le dis, je vous jure, tu ne sortiras par indemne. Qui que tu sois. Depuis hier (vendredi) j’ai reconstitué 2500 à 3000 jeunes dans Conakry. Quiconque s’amuse à nous provoquer, je vous jure, on lui marchera dessus", a menacé Malick Sankhon. Des propos qui révoltent Ousmane Gaoual Diallo.

« Que Malick dise avoir reconstitué cette milice à son service, il donne des chiffres de 2500 à 3000 personnes, c’est un précédent extrêmement grave pour lequel nous attendons une réaction du procureur de la République. A défaut, ils auraient donné le quitus à n’importe quel guinéen de constituer sa rébellion, sa milice privée et de se livrer à de la vindicte populaire (…) Je suis particulièrement révolté contre ces propos. Et je suis sûr que cela ne restera pas sans conséquences judicaires très rapidement. Nous mettons l’institution judicaire à l’épreuve. A défaut d’une auto-saisine du Procureur de la République, nous allons l’obliger à déclencher une procédure contre ces propos parce qu’ils sont intolérables », a promis l’opposant.

Nous y reviendrons.

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

Tel : (00224) 655 311 112

 

Créé le Lundi 16 octobre 2017 à 16:37

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