Nouvelles manifestations à Kamsar : un haut cadre de l’Etat "pris en otage" par les manifestants…

Facebook icon Twitter icon
Violences à Boké

KAMSAR-De nouvelles manifestations ont éclaté la nuit dernière (lundi 18 septembre 2017, ndlr) dans la sous-préfecture de Kamsar ! Un haut cadre du ministère du budget aurait été pris en otage par des jeunes manifestants surexcités, avant d’être libéré grâce à l’intervention des forces de l’ordre, a appris Africaguinee.com.

Qu’est-ce qui est à l’origine de ces nouvelles manifestations dans la cité industrielle ? Les revendications des manifestants ont-elles été acceptées ? Alors qu’un calme précaire règne ce mardi matin 19 septembre 2017 dans cette ville, les autorités locales viennent de dévoiler les causes de cette nouvelle vague de contestation.

« Le courant n’a pas été vite lancé… comme les jeunes sont dans les quartiers de Konsongony et de Kalihiré, il fallait escorter le camion qui transporte le gasoil. Mais les jeunes n’ont pas attendu. Le monsieur qui devait lancer le moteur a eu peur d’aller à la centrale parce qu’elle était occupée par les jeunes », a expliqué ce matin à notre rédaction le sous-préfet de Kamsar.

Madame Naman Keita confie que les jeunes manifestants exigent le courant pour tout Kamsar sans discrimination dans la desserte. « Les jeunes disent que tout Kamsar doit avoir le courant en même temps, mais le moteur ne peut pas supporter. Si on branche tout le monde sur le réseau, à partir de 22heures, le moteur va lâcher », rapporte la première responsable de la cité industrielle qui demande aux jeunes de s’abstenir de tout mouvement de contestation jusqu’à l’obtention d’un autre groupe ayant la capacité de desservir toute la ville.

Un cadre du budget pris en otage…

Face à la l’ampleur de la situation, un renfort venu de Boké la nuit a réussi à enlever les barricades érigés un peu partout dans la ville.

« Les manifestants avaient pris en otage monsieur Makissa, le Directeur National des Impôts la nuit. Si l’équipe de Boké n’était pas venu, ce n’était pas bon. C’est cette équipe qui a réussi à débloquer M. Makissa pour le faire remonter à Boké. C’est très grave… », témoigne Madame Naman Keita, rapportant que dans la même nuit d’hier quelqu’un est allé mettre le feu devant un hôtel au camp Balantan pour inciter la cité à se soulever. Mais ce dernier aurait été arrêté et conduit à la gendarmerie

Ce matin un calme précaire règne dans la ville, explique-t-elle. « La voie est libre grâce aux forces de l’ordre venues de Boké. La circulation est libre, il y a le calme », selon Madame Keita.

 Ce qui a mis le feu aux poudres…

Les manifestations sociales qui ont secoué la ville de Boké ont gagné Kamsar le week-end. Les jeunes réclament l’emploi, d’infrastructures routières, l’électricité, l’eau…, explique madame Keita, indiquant qu’il y a des projets en perspectives pour répondre à ces différentes demandes sociales.

 « Les jeunes qui sont derrières les rails à Kamsar-centre (Sahara, Kassogoni), se sont disputés. L’un a poignardé son ami. Les forces de l’ordre ont été saisies, ils ont transporté la personne blessée à l’hôpital avant d’arrêter celui qui l’a blessé et le conduire à la police. Suite à ça, leurs amis sont sortis pour brûler des pneus. D’autres jeunes malintentionnés se sont levés pour se mêlés. Ils ont mis des barricades », a confié le sous-préfet de Kamsar.

 Et d’ajouter : « Comme le Président a envoyé trois groupes électrogènes et camion-citerne pour alimenter Boké, les jeunes de Kamsar ont réclamé aussi. Mais nous leur avons dit que le Gouvernement le fera pour Kamsar aussi, mais de s’abstenir à tout mouvement de contestation contre le courant parce qu’il y a le minimum. Mais la population est devenue très grande et il y a les branchements illégaux. Parmi les cinq groupes qui alimentent la ville deux sont à l’arrêt. On a envoyé trois petits groupes par palier à ça mais ils n’ont pas la même capacité que ceux qui sont tombés en panne. C’est pourquoi il faut donner le courant par rotation », dit-elle justifiant le délestage dans les quartiers périphériques.

A suivre…

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

Tel : (00224) 655 311 112

 

Créé le Mardi 19 septembre 2017 à 9:58

Facebook icon
Twitter icon
Google icon

Nous vous proposons aussi

TAGS