Boké: que compte faire le Gouvernement? (Exclusif)

Violences à Boké

CONAKRY-Que compte faire le Gouvernement guinéen pour mettre fin aux violences à Boké ? Quel est le bilan des émeutes ? Dans cet entretien accordé à notre rédaction, le porte-parole du Gouvernement, revient sur les mesures envisagées pour ramener le calme. Exclusif !!!

Africaguinee.com : Monsieur Albert Damantang Camara bonsoir ! La ville de Boké est en proie à une vague de violences qui a fait de nombreux dégât. Que fait le Gouvernement pour mettre fin à ces violences ?

Albert Damantang Camara : Il y a déjà  une situation contradictoire. On a demandé aux forces de l’ordre de se retirer pour permettre aux jeunes de libérer les routes, mais apparemment ça n’a rien donné puisque les jeunes ont continué à occuper la rue et à s’attaquer à un certain nombre d’édifices. Au moment où je vous parle, les autorités locales sont en train d’aviser de ce qu’il faut faire pour la suite. Pour le moment, je ne peux pas vous en dire plus.

Je sais qu’il y a des efforts en cours pour rétablir l’électricité. Malheureusement, il y avait une pièce qui a été acheminée mais qui s’est avérée une fois encore défectueuse. Mais les gens sont en train de travailler pour rétablir l’électricité.

Donc, d’un côté c’est de réparer la panne, rétablir l’électricité et de l’autre avec les bonnes volontés locales continuer à lancer des appels au calme.

Cette crise engendre beaucoup de victimes collatérales. De nombreux citoyens en provenance des pays voisins sont bloqués à Boké où ils ne trouvent ni manger ni abris. Est-ce qu’il y a des mesures spécifiques qui sont envisagées pour leur venir en aide ?

Déjà, ne serait-ce qu’acheminer la pièce qui était défectueuse, il a fallu traverser une trentaine de barrages entre Kolaboui et Boké, c’est pour vous dire la délicatesse de la situation. Donc, il y a le choix, soit on arrive à convaincre les jeunes d’aller à l’apaisement, libérer la route, soit à un moment donné l’Etat sera obligé de prendre ses responsabilités pour libérer le passage. Il n’y a pas mille manières.

La région de Boké est devenue de plus en plus instable. Comment expliquez-vous cela ?

Je ne peux pas aller très loin dans l’analyse. Là il faudrait peut-être aller vers les ministères sectoriels comme l’administration du territoire. Mais vous êtes au courant de ce qui s’est passé ces derniers mois. Ce n’est pas la première fois. Il est arrivé très souvent que le train soit bloqué (…).

Quel est le bilan actuel de ces violences ?

Au dernier bilan, on était environs à une quarantaine de blessés et deux morts avec énormément d’édifices abimés, de véhicules et de matériels endommagés.

Entretien réalisé par Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

Te : (00224) 655 311 112

 

Créé le Vendredi 15 septembre 2017 à 21:26

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