Boké : l’heure est grave…

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Emeutes à Boké

CONAKRY-A Boké, ville située au nord-ouest du pays en proie à une vague de violence meurtrière depuis trois jours, un « drame en cache un autre ». Plusieurs centaines de personnes en provenance du Sénégal voulant rallier Conakry sont bloquées depuis cinq jours à la rentrée de la ville. Elles n’ont ni eau, ni quoi manger, ni abri, alors que certaines d’entre elles commencent à tomber malades sans aucune possibilité de bénéficiers de soins. Si rien n’est fait par les autorités, c’est un drame humanitaire qui se profile.

Ils sont jeunes, enfants et personnes âgées de tout genre qui font face à cette pénible situation. Ces victimes collatérales des émeutes de Boké se demandent à quel saint se vouer.

« Nous venons du Sénégal pour nous rendre à Conakry. En ce moment, nous sommes à Hamdallaye située à 10 kilomètres de la ville de Boké. Il y a plus de 150 voitures contenant chacune au moins neuf personnes. On est très nombreux ici. Il y a des vielles qui sont malades, certaines sont diabétiques, les enfants aussi commencent à tomber malade parce que l’eau que nous buvons et les aliments que nous mangeons ne sont pas propres. Il n’y a plus de manger, nous n’avons pas où dormir. La situation ici est chaotique. On se demande quoi faire », crie Keita Mohamed jeune passager en provenance de Dakar.

Ils expliquent que des barrages sont érigés un peu partout dans la ville. Les jeunes manifestants exigent des rançons pour chaque véhicule voulant passer. « On nous a dit qu’il y a plus de 20 barrages en ville. Ils demandent des rançons mais on ne peut risquer cela », craint Mohamed, avant de lancer un appel au Gouvernement.  

« Je demande au gouvernement de nous venir en aide. Que les jeunes qui manifestent aussi comprennent que nous sommes des pauvres qui n’avons rien à voir avec ce qui se passe. Notre situation est très critique. On ne peut pas quitter un pays revenir dans le nôtre pour être des otages. Le Gouvernement n’a qu’à trouver une solution », appelle le jeune Keita qui s’est confié à notre rédaction.

A noter que depuis l’éclatement des violences dans cette ville minière, deux personnes ont été tuées dont un par balles, plus de soixante blessés et des dégâts matériels importants.

A suivre…

 

Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

Tél. : (00224) 655 311 112

Créé le Vendredi 15 septembre 2017 à 13:28

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