Guinée : des heurts signalés à Kankan…

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KANKAN-Des heurts ont été signalés ce samedi 26 août 2017 à Kankan, la deuxième ville du pays ! Les habitants du district Köba situé à une vingtaine de kilomètres de la préfecture de Kankan ont pris d'assaut la prison civile ce samedi 26 Août pour exiger la libération de l'un des leurs détenu depuis trois jours.

Les manifestants jugent la détention de ce citoyen arbitraire. Ce matin, ils ont pris d’assaut la prison civile de capitale de savane guinéenne. Hommes, femmes venus de Koba agitant des mouchoirs rouges, munis des bâtons traditionnels et scandant des slogans pour exiger la libération du fils du président de leur district du nom de Brema Sidibé, ont paralysé la ville.

Les forces de l'ordre massivement déployés sur les lieux ont fait des tirs de sommations pour disperser les manifestants. S’en suivirent des jets de gaz lacrymogènes. Rencontré sur les lieux de la manifestation, Toumani Sidibé ressortissant Köba est revenu sur les raisons de leur manifestation.

« Nous manifestons ce samedi pour la libération de notre parent. Ils l'ont arrêté devant un magasin ici à Kankan. Il était venu assister à une cérémonie de baptême ensuite aller faire son contrôle médical à l'hôpital par ce qu'il est malade. Il est resté assis devant le magasin, ils sont venus l'arrêter sans aucune explication, ils l’ont menotté comme un grand bandit avant de le mettre en prison. Cela fait trois jours aujourd'hui », a expliqué ce manifestant de Köba.

Il explique qu’un problème domanial existe entre Köba et Djanssoumanina. Ce conflit date depuis des années.

 «Je ne sais pas si c'est la gendarmerie qui a autorisé cette arrestation parce qu'il y a des problèmes entre notre village Köba et le district Djanssoumanina autour d'un domaine. Ce sont des villages voisins qui relèvent tous de la sous-préfecture de Balandou. Le problème dont ils font allusions avait déjà été résolu par les sages de Bathè qui avaient prié les habitants de köba d'accepter que les deux parcelles et demie reviennent au district de Djanssoumanina. C’est ce qui a été fait à l'unanimité. Quelques temps après, le village Djanssoumanina a dit qu'il n'est pas d'accord et qu'il faudrait que la limite soit au niveau de la route, et nous on s'est opposé catégoriquement à cela. Donc le conflit existait toujours entre nous", raconte-t-il.

Et de oursuivre: "Nous sommes restés dans cette situation, nos parents ont découvert de l'or sur le domaine conflictuel que chacun de nous réclame la paternité, nous nous avons voulu extraire de l'or sur ce domaine et c'est un notre problème grave qui naît. Il y a eu un affrontement entre ses deux communautés qui a enregistré des blessés graves et de dégâts matériels importants. Après tout notre village a payé une amande de 20 millions de nos francs au commandant de la gendarmerie de donner cet argent aux gens de Djanssoumanina. On s’est dit que le problème était résolu. Mais on continue toujours à nous faire du mal à cause de ce même problème, c'est ce que nous ne comprenons pas. Nous demandons la libération de notre parent sans conditions et puis tout de suite sinon nous ferons ce que nous allons faire", a martelé ce manifestant.

La pression a porté fuit puisque le détenu Brema Sidibé a été libéré. Ses parents l'ont pris pour retourner avec lui au village. Les autorités n’ont pas voulu se prêter à nos questions. A noter que le village de Köba relève de la sous-préfecture de Balandou.

De Kankan, Amadou Oury Souaré

Pour Afriçaguinee.com

Tel : (00224) 628 42 16 42

Créé le Samedi 26 août 2017 à 18:14

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