Insécurité en Guinée : Victime de tirs sur son cortège, Kory Kondiano raconte… (Exclusif)

Insécurité en Guinée
Claude Kory Kondiano, président de l'Assemblée Nationale
Claude Kory Kondiano, président de l'Assemblée Nationale

CONAKRY-  Qui est derrière l’attaque du cortège du Président de l’Assemblée Nationale, Claude Kory Kondiano ? Le Chef du Parlement guinéen est revenu sur cette attaque qui aurait pu coûter la vie à la deuxième personnalité du pays. Entretien exclusif !!!

 

Africaguinee.com : Honorable Claude Kory Kondiano bonjour !

Claude Kory Kondiano : Oui Bonjour !

Ce matin, vous avez été victime d’attaque dans la banlieue de Conakry. Expliquez-nous ce qui s’est passé...

Je me rendais à mon bureau ce matin, aux alentours de 9h30. Lorsque nous sommes arrivés  entre le camp carrefour et le petit marché de Yimbaya, nous avons essuyé un tir qui venait du quartier. Donc, on a tiré sur mon cortège, mais heureusement pour nous, ni les véhicules, ni la double cabine qui m’accompagnait avec les éléments de la sécurité, ni mon véhicule, n’ont été touchés. Il n’y a pas eu de dégâts.

Est-ce un cas isolé ou bien vous aviez reçu des menaces ?

Je n’ai jamais eu de menaces, que ce soit par téléphone ou par un autre moyen. Mais il se trouve que je suis quand même à un niveau de responsabilité élevé. Et, j’ai hérité d’une infrastructure (le parlement, ndlr) où on est venu s’installer, qui nous a coûté cher avec les frais d’’installations.  Je suis en  train de rembourser tout  ce que nous devons aux fournisseurs et aux prestataires de services. A cause de ça, ça peut susciter des mécontentements de part et d’autres que ce soit à l’intérieur de l’administration, au niveau des collègues parlementaires, tout peut arriver.  Mais je crois qu’il faut absolument passer par cette rigueur pour mettre de l’ordre dans notre gestion.

Est-ce qu’une enquête a été ouverte ?

Oui c’est déjà fait.

 Avez- vous un  autre message à lancer ?

Ce que je voudrais vraiment lancer comme message à la population, aux éléments de l’Assemblée nationale ou de l’Administration centrale, ou tous ceux qui peuvent être concernés par les incidences du redressement auquel on est en train de procéder, c’est qu'il s'agit d'un  passage obligé! Nous sommes obligés d’utiliser de cette rigueur. Si on veut que l’Assemblée soit prise au sérieux par l’opinion nationale et internationale, cette rigueur est un passage obligé.

Merci beaucoup d’avoir accepté  de nous fournir ces précisions

C’est moi qui vous remercie infiniment !

Entretien réalisé par Diallo Boubacar 1

Pour Africaguinee.com

Tel : (00224) 655 31 11 12

Créé le Mercredi 14 janvier 2015 à 15:00