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Accueil ›Guinée : Les « coulisses » de l’arrivée du français Bolloré au Port de Conakry…
CONAKRY- Comment le groupe Français Bolloré est arrivé en Guinée ? Le gouvernement guinéen a-t-il cédé la gestion de la totalité des activités portuaires à l’amateur français ? L’on en sait un peu plus sur les circonstances de l’arrivée du Groupe français Bolloré au Port Autonome de Conakry et surtout des limites de son activité en Guinée.
Lors de son passage devant les parlementaires guinéens, pour défendre la politique sectorielle et le projet de budget de son département en 2015, le ministre guinéen des transports, Aliou Diallo a été interpelé par plusieurs députés sur la gestion du Port Autonome de Conakry. L’attribution à Bolloré au détriment de Getma, dans la gestion du terminal à conteneur, a été le point qui aiguisé l’interrogation des élus guinéens.
Pour éclairer la lanterne des élus guinéens, le ministre Aliou Diallo remonte dans les origines des privatisations portuaires. Le patron du département des transports a soutenu que le processus de privatisation qui vient d’aboutir avec Bolloré est la suite logique de la préparation d’un projet qui a démarrée dans les années 1978. Il précise dans son explication qu’il n’est pas question de cession du port de Conakry au Groupe Français Bolloré.
Explications…
« Je dois dire que la privatisation des Ports a commencé en Angleterre (grande Bretagne). Après une vingtaine d’année, elle a commencé à déferler sur la côte Ouest-Africaine. Dans des pays comme la Grande Bretagne où vous avez une vingtaine de ports, vous pouvez vous permettre le luxe de privatiser un port, mais dans des pays comme ceux de la côte Ouest africaine où la plus part sont sous-développés, les ports sont gérés par des autorités portuaires avec un niveau d’autonomie donné. C’est pourquoi quand la privatisation a déferlé sur la côte ouest africaine, on a privatisé les activités qu’on considère les plus rentables dans ces ports. Et, la Guinée s’est inscrite dans ce cadre là.
Le processus de privatisation qui vient d’aboutir avec Bolloré est la suite logique de la préparation d’un projet qui a démarré dans les années 1978. Le projet a été préparé, évalué, négocié avec un certain nombre de bailleurs de fonds autour de deux tables rondes. Les accords de crédits ficelés, mais ils n’ont pas pu aboutir pour des questions politiques. Ce processus de privatisation ayant commencé, l’activité la plus rentable de ce projet étant le terminal à Conteneur, on s’est dit qu’il était intéressant de tenter cette expérience. Et c’est a été tenté. Un appel à manifestation d’intérêt a été lancé, 14 sociétés se sont manifestées, à l’issue de d’offre sur les 14 on s’est retrouvé avec 4 sociétés : il y avait Getma International, le Groupe Bolloré, Bast-Line et Afrimarine.
C’est ce qui a conduit à l’attribution d’un premier marché à la société Getma-international qui n’a pas pu, au bout de deux ans, respectées ses engagements. Parce que le chronogramme d’investissement qui avait été proposé n’a pas été respecté. La Guinée ne pouvait pas continuer à attendre. Donc, on a fait appel au numéro 2 qui était sur le dossier d’appel d’offre tel que le code des marchés de notre pays le permette. C’est comme ça qu’on s’est retrouvé avec le Groupe Bolloré (dans la gestion du port de Conakry).
Je voudrais dire qu’il n’est pas question de cession du port de Conakry. Il est question de privatisation du terminal Conteneur associé à certaines activités, notamment les activités RO-RO. Je voudrais assurer que des engagements ont été pris avec le Groupe Bolloré pour la préservation de la totalité des emplois qui sont menacés par le transfert de cette activité. La question de la survie de ces sociétés ne se pose pas. Parce que l’importance de l’activité en question est sans commune mesure avec le volume global des activités de ces sociétés sur la place portuaire ».
Diallo Boubacar 1
Pour Africaguinee.com
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