Société : Comment éradiquer les mutilations génitales féminines en Guinée ?

Société

CONAKRY- L’institut national de recherche et d’actions pédagogiques (INRAP) a servi de cadre du 27 au 29 mai,  à un atelier  de formation sur les mutilations génitales féminines (MGF/E), organisé par l’ONG plan Guinée en partenariat avec le ministère des actions sociales, a participé Africaguinee.com.

Des religieux, ONG et plusieurs autres groupes dont l’association des Journalistes Unis pour l’abandon des MGF/E ont pris part à cet atelier. Au cours de la formation, plusieurs thématiques ont été débattues, dont : l’excision et les normes sociales et tradition, les relations entre les MGF et la tradition, la santé, la religion, les complications des MGF, les MGF et les droits de l’homme…

Parlant des complications liées aux mutilations génitales féminines, le facilitateur Fara Djiba Kamano a démontré à travers des images d’appuis, qu’une femme excisée est exposée à plusieurs dangers sanitaires. Selon lui, l’excision pourrait entrainer des règles douloureuses chez la femme et lui causer des complications pendant l’accouchement.

Après trois jours d’échanges, les participants ont exprimé leur engagement à œuvrer pour l’abandon de la pratique dans leurs milieux respectifs.

C’est le cas de madame Hadja koultoumy Kaba : « Moi j’avais décidé de mobiliser huit(8) de mes petites filles pour les amener à Kankan pendant les vacances pour les exciser. Mais vue ce que j’ai appris au cours de cette formation, je renonce à mon projet. Je regrette d’avoir excisé mes autres filles. A partir de maintenant je m’engage à œuvrer pour l’abandon de l’excision.»

Il faut rappeler que parmi les 29 pays qui pratiquent encore les MGF, la Guinée est le seul à n’être pas parvenu  jusque là à changer ses indicateurs. Pourtant aucune religion n’exige la pratique des MGF.

 

Fatoumata Keïta

Pour Africaguinee.com

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Créé le Vendredi 30 mai 2014 à 21:04